Se poser. Oublier sa montre. Ne plus courir. Ne plus être dépendant de l’horloge. Prendre le temps de prendre du temps. Si nombre d’entre nous aspirent à souffler, à prendre du temps pour soi, nos vies rythmées à 100 à l’heure nous en empêchent bien souvent. Le réveil, déposer les enfant à l’école, ne pas rater son train, partit plus tôt pour éviter les embouteillages, ne pas perdre de temps à la caisse du supermarché, courir récupérer le petit dernier à la crèche, rendre le dossier au patron le jour J…

Toutes nos activités, nos habitudes sont réglées, minutées. Tout se résume à calculer, en faire un maximum en un minimum de temps. Et le faire bien qui plus est. Alors avoir du temps ne serait-il que le luxe de quelques privilégiés. Ou ces privilégiés prendraient-ils eux-mêmes le temps?

Pour changer les choses, ne faut-il pas commencer par leur accorder le temps du changement? Agir nécessite de prendre du recul, mais du recul par rapport à quoi? À soi. À ses réactions, ses impressions. Mais tout cela doit se faire en dehors de toute précipitation au risque de se tromper, de mal agir et de finalement changer les choses, mais en les empirant.

Il devient donc important, pour progresser, pour profiter, pour apprécier les choses, de commencer par le faire avec le temps. Ne plus le gâcher à trop vouloir le gagner !